
Collection Christine Grosse Ladevie

Collection Christine Grosse Ladevie
Partage des archives des familles Raphélis-Soissan, Chancel, Caire, Abeille…



Le Général Pascalis de la Sestrière1, aïeul des familles Caire, Perraud, Saint Rémy Pellissier… a été, entre autres, garde du corps de Louis XVI, dans l’état-major du général Bonaparte pendant la campagne d’Italie…2
Mes cousins Caire descendent du pape Clément IV. Ceci en tout bien tout honneur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_IV
Filiation entre Clément IV et mes cousins Caire :
Extrait des carnets de Guerre de Jean de Raphélis-Soissan à la date du 19 octobre 1916 :
Le matin ravitaillement avec Victor Barlatier. Après la soupe, alors qu’on se trouvait réunis à huit dans la cuisine, un obus est tombé en plein milieu. J’ai été assommé, je me suis sauvé chez le major avec les autres. Ne voyant pas revenir Victor, je suis retourné dans la cuisine , je l’appelai et, soudain, en me retournant, je l’ai vu par terre qui râlait. Je n’ai pu que lui fermer les yeux. Le sergent lui a donné l’absolution. J’ai pour ma part reçu des éclats à la figure et à l’épaule droite. Nous sommes partis et arrivés à l’ambulance où on nous a fait une injection de sérum.
Il sera soigné au « Vittel Palace » transformé en hôpital militaire et recevra la croix de guerre avec étoile d’argent et citation à l’ordre de la division : « Brancardier dévoué et énergique, blessé le 19 octobre 1916 par éclat d’obus, a voulu que l’on soigne d’abord ses camarades plus grièvement atteints, donnant ainsi un bel exemple de fraternité d’armes, de mépris de la douleur et du danger. »
Henri Caire a acheté Freycinet en 1923 à cet endroit-là parce que dans la Drome il avait tout un groupe d’amis des Jésuites, Robert de Bretteville, Auguste Abeille, Henry Monroe…
A 40 ans, un beau soir, Henri Caire a dit à ses amis qui étaient réunis : « Je crois que c’est le moment pour me marier ! » Chacun a cherché dans ses relations une jeune fille susceptible de convenir. Auguste Abeille a dit : « J’ai des petites cousines, je vais écrire à Angèle que je connais ». Il a écrit à sa cousine Angèle Abeille pour se renseigner sur le caractère de Marcelle. Apparemment, les renseignements ont été satisfaisants et une présentation a été faite à Leyronat, la maison des Abeille à Crest.
Henri Caire est allé raconter cette rencontre à Robert de Bretteville et à sa sœur Renée. Renée lui a demandé : « As-tu prévenu ta sœur Marguerite ? » Henri a répondu : « Pas encore ! » Alors Renée de Bretteville lui a dit qu’elle allait s’en charger et c’est elle qui a prévenu Marguerite Caire du futur mariage de son frère.
Henri Caire et Marcelle Abeille se sont mariés le 17 mars 1925.
Sources :
Louis Laurent Caire et Marie Cécile Pascalis, mariés le 27 février 1832, ont eu trois enfants :
Le 24 décembre 1839, pour éviter une cohabitation difficile à Gémenos avec sa belle-sœur, Marie Cécile Pascalis, veuve de Louis Laurent Caire, achète le Moulin de Vernègues au prix de 115 000 francs.
Le 27 janvier 1858, Adolphe Caire achète en propre 21 hectares attenants au domaine au prix de 2 837,17 francs.
Le 22 avril 1863, Marie Cécile Caire décède et le Moulin de Vernègues revient aux enfants de Marie Victoire, à Louise Honorine et à Adolphe Caire.
Le 5 mars 1909, Adolphe rachète les parts des héritiers de Marie Victoire au prix de 20 000 francs. Le moulin de Vernègues appartient alors à 2/3 à Adolphe Caire et à 1/3 à Henri Perraud, fils de Louise Honorine et Eugène Perraud.
A la fin de la première guerre mondiale, Henri Caire a dit à son père Adolphe : « Si nous donnons son congé au fermier, je me sens capable de gérer et d’exploiter la propriété. » Adolphe a donné son accord et on a donné son congé au fermier. C’est alors qu’un élément que ni Adolphe ni Henri n’avaient prévu est intervenu : Le fermier a fait valoir son droit de garder le matériel d’exploitation, les bêtes de trait, le troupeau, etc en le payant au prix de départ, c’est-a-dire au prix pratiqué avant l’inflation galopante de la guerre de 1914 tandis que la propriété devait tout racheter au prix fort de 1919. Adolphe a reculé et, craignant d’avoir sur les bras une propriété qui ne serait pas entretenue, il a voulu la vendre très vite avant qu’elle ne se soit dépréciée.
Le 15 mai 1920, Adolphe Caire, sans profession, et Henri Perraud, notaire à Marseille vendent le Moulin de Vernègues d’un surface de 98 hectares au prix de 150 000 francs.
Le 20 décembre 1920, Adolphe Caire décède à Marseille.
Extrait du Livre de raison d’Henri Abeille1 :
Le 26 mars, visite de Don Bosco, que j’ai eu le bonheur d’avoir à déjeuner. Il a béni toute ma famille et a inscrit sa bénédiction sur ce livre. Je ne dirai rien de ce Saint qui joue déjà un si grand rôle dans le monde et qui est visiblement appelé à y faire plus de bien encore, sinon pour mentionner l’enthousiasme qu’il excite à Marseille, chaque fois qu’il y vient.

Extrait d’une lettre du général Pascalis1 :
« La providence vient de me sourire en me présentant un parti très convenable pour ma fille ainée [Marie Cécile Pascalis2], et son mariage aura lieu dans une quinzaine de jours. Un bon ami que j’ai à Marseille a tout préparé sans en rien dire et quand la chose a été convenue entre lui et mon gendre futur, ils sont venus à Aix me demander en même temps à diner et ma fille ; les deux plus intéressés à cette affaire ne se connaissant pas, ont paru satisfaits et tout a été réglé dans la même soirée. Mr Caire est de Toulon ; son père [Laurent Caire3] était l’intime ami de M. Abeille chez qui j’ai logé 12 ans à Marseille4 ; mes enfants sont nés dans sa maison ou y sont arrivés à un et deux ans, et se sont élevés avec les siens : de sorte que toute la famille s’est mise en quatre pour faire réussir ce mariage. L’Epoux futur est né à Livourne pendant l’émigration, il est le cadet de sa famille et reste le seul garçon. A peine a-t-il connu son père. Une sœur qui a vingt ans de plus que lui, et qui fut mariée à Livourne l’a élevé et lui a tenu lieu de mère. Il a perdu la plus grande partie de sa fortune en France, mais il a réparé ce malheur par une assez jolie fortune qu’il a fait, soit à Livourne, soit à Trieste, soit enfin en Angleterre d’où il ne fait que revenir, après un séjour de douze ans. Il a quarante ans, il est d’une bonne tournure et a de l’éducation. »
Cf. Livre de raison – Tome 1 – Henri Abeille, page 203 ↩