Testament olographe d’Honorine Caire – 7 avril 1857

Je soussignée Claire Honorine Caire veuve Mille native de Toulon demeurant pendant la belle saison à ma campagne dite la Rouve près La Seyne (Var) et pendant l’hiver au dit Toulon, fille de feu Laurent Caire et de dame son épouse Victoire Alexandrine de l’Epine du Planty Caire.

Voulant disposer de mes biens après mon décès ai fait le présent testament olographe, renfermant mes dernières intentions, que j’ai entièrement écrit, daté et signé de ma main, ainsi qu’il suit.

Je recommande mon âme à Dieu et le supplie de me faire miséricorde.

J’institue pour mes héritiers mon neveu Adolphe Laurent Caire et mes deux nièces Marie et Louise Caire enfants de feu mon frère.

Je laisse à mon neveu ma propriété de la Rouve, terre, maison et toutes les dépendances.

A mes deux nièces l’argent et toutes mes créances.

Le mobilier de la Rouve appartiendra à mon neveu, l’argenterie et le linge seront partagés par parts égales, entre mes trois héritiers.

Je lègue à mes deux nièces l’usage personnelle des deux chambres du second étage, ayant chacune antichambre et situées au fond du petit couloir qui est à gauche de l’escalier. Cette jouissance n’est que pour elles et pour leurs maris sans qu’elles puissent louer ni céder leurs droits, qui s’éteindra à leur décès au profit de mon neveu ou à ses représentants.

Je lègue à ma filleule Honorine Béranger Binda à Marseille, deux mille francs à la charge de mon neveu.

Je lègue à ma filleule Clarisse Tardieu à La Seyne cinq cents francs payable par mes deux nièces.

Je casse et annule tout autre testament voulant que ce dernier, fait double, soit seul exécuté.

Toulon le 7 avril 1857.

Caire veuve Mille

Notés et références

Source : Lettre d'Henri Foulcher sur Laurent Caire du 21 septembre 1985

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