Villa La Tour à Briançon

La villa La Tour à Briançon a longtemps appartenu à la famille Fantin qui a pris le nom de Fantin-Latour.

Adelphe Arduin achète la maison. Le 8 avril 1838, il épouse Marina Brian, veuve de Jean-Joseph-Louis Chancel, et la famille Chancel s’installe à la villa La Tour.

Villa Aline à Briançon, anciennement villa La Tour
Villa Aline – Fondation Marius Chancel è 1896

Après le décès d’Adelphe et l’installation des Chancel dans leur nouveau chalet à Sainte Catherine, la villa La Tour est vendue et devient la sous préfecture.

En 1896, voulant donner un hospice à la ville de Briançon et la villa La tour étant mise en vente par la ville, Olympe Berthelot, veuve de Marius Chancel, achète la villa et la donne à l’hôpital en précisant que la maison s’appellera désormais Villa Aline, du nom de sa fille Aline Chancel née dans cette villa et décédée en 1889.

La ville de Briançon donne le nom d’avenue Marius Chancel à la rue qui passe devant la villa Aline.

Notes et références

Pascalis de la Sestrière, son frère et ses deux fils – Abbé Pellissier

Général Pascalis de la Sestrière (1755-1833) en 1804
Collection Madeleine Valéry

Jean-Dominique Pascalis père, d’abord procureur du roi à Barcelonnette, fut ensuite commissaire de guerre, subdélégué de l’intendant de la province et conseiller du roi.

Comme administrateur civil et militaire, il eut, pendant près d’un demi-siècle, une influence considérable dans les affaires heureuses ou malheureuses de notre pays.

En 1745, il offrait à la municipalité un moyen ingénieux pour doter la commune de maisons de ville. Deux ans après, il faisait la répartition de l’indemnité accordée par le roi victimes de l’incendie d’Allos en 1747. En tout temps, il avait la difficile mission de faire payer les contributions de guerre, d’obtenir de l’État les indemnités dues aux habitants pour fournitures militaires. Transféré, dans la suite, à Bayonne, il ne perdit pas de vue les intérêts de son pays natal.

Son frère, Charles Pascalis, prieur de la commanderie de Notre-Dame de Moulanes, fit aussi bénéficier son pays de ses talents et la confiance de ses concitoyens. Il fut envoyé à Paris, comme député, pour y négocier les payements promis depuis si longtemps par le gouvernement aux habitants d’Allos.

Le fils aîné de Jean Dominique Pascalis lui succéda comme commissaire de guerre, et il devrait commissaire ordonnateur de l’armée des Alpes, à Grenoble.

C’est en cette qualité qu’il forma à Allos deux compagnies, sous les ordres des capitaines Pélissier et Jaubert, et qu’il présenta, le 10 septembre 1789, un projet de confédération avec les communes de Colmars, de Bauvezer, Thoranne-Haute et de Thoranne-Basse, pour la défense de la haute vallée du Verdon, menacé d’une invasion de brigands.

Antoine Pascalis, son frère cadet, fut d’abord enrôlé dans la garde royale, appelée garde du corps, prit part ensuite à différentes expéditions militaires et parvint au grade de général.

D’après la tradition, c’est le général Pascalis qui a fait bâtir ou transformer la maison qui a appartenu ensuite à la famille de Hyacinthe Gariel, conseiller à la cour de Grenoble et dans la cours de laquelle la municipalité a fait construire une fontaine depuis 1884.

Le général Pascalis était un fervent chrétien ; il mourut à Marseille en odeur de sainteté.

Notes et références

Allos depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Abbé Pellissier (Jean-Esprit)

Léoube

Les enfants Abeille en vacances à Léoube

Pendant les vacances, les enfants Angèle, Geneviève, Maurice, Germaine, Marcelle, Marinette et Louis Abeille retrouvaient à Léoube une bande de cousins ainsi que leurs tantes. Ils étaient logés à la villa Maria avec la famille Emile Vincent. C’était une époque où les congés n’existaient pas pour les messieurs. Sous la responsabilité de Madame Bosc, « Les petites » ainsi nommées, terme péjoratif pour ces enfants orphelins, se sentaient un peu à part… Les garçons bénéficiaient de plus de liberté.

Tout le monde se retrouvait le dimanche pour déjeuner au château. Les domestiques mettaient le couvert et il y avait un petit couteau tout seul de son espèce et convoité par tous les enfants. Quand par le sort il tombait sur un des « petits », subrepticement, une des mères de famille le mettait à un de ses enfants. Donc aucun des « petits » n’a jamais eu le couteau convoité !1

Le temps des melons – Souvenirs de Charles Vincent

Il y avait un moment l’été où la saison des melons battait son plein. Sur la terrasse s’installaient alors dans leurs fauteuils de rotin les oncles qui se faisaient apporter les cageots. Leur mission était de choisir ceux que l’on servirait à table. Ils tiraient dons leurs couteaux de leurs poches, creusaient chacun un triangle dans un melon, goûtaient, puis, selon leur décision,jetaient dans cageot vide l’objet de leur dégustation. Dans le cageot de droite, ils hurlaient « Bon pour les cochons », dans celui de gauche, « Bon pour la maison ». L’ennui, c’était que les oncles adoraient les melons et que leur dégustation s’étendait bien au delà des besoins de la table familiale. Au bout d’un moment s’en suivait inévitablement des besoins naturels que le seul cabinet du coin ne pouvait permettre à deux personnes à la fois de soulager. On entendait alors par celui qui restait à l’extérieur du « petit coin », des gémissements et des supplications à fendre l’âme : « Edmond, je t’en supplie, laisse moi la place, je te donnerai ce que tu voudras mais ouvre par pitié. » C’était un spectacle réjouissant que je n’ai jamais oublié, d’autant plus qu’il se renouvelait, la gourmandise des oncles étant plus forte que le souvenir des conséquences inévitables qu’elle procurait.

A table – Souvenirs de Charles Vincent

L’été, nous déjeunions dehors sur la terrasse bordant la mer. D’immenses draps de toile étaient installés, tombant du 1er étage et s’appuyant sur la rambarde de façon à amortir la violence de la réverbération. Leurs mouvements au fil de la brise évoquaient les voiles d’un navire et engendraient des rêves de voyages et d’aventures. Cependant, nous étions fort nombreux : il y avait une table de parents et une immense table d’enfants extrêmement bruyante. Au début de chaque été l’oncle Edme, qui était célibataire et n’aimait pas le bruit, se levait, tapait sur son verre et annonçait d’une voix forte : « J’offrirai un âne à celui d’entre vous qui ne parlera pas à table durant tout l’été. » L’effet était spectaculaire et pendant deux ou trois jours, un silence de bénédictin présidait aux repas. Mais la tentation était la plus forte, petit à petit la parole reprenait ses droits et s’épanouissait jusqu’à retrouver la cacophonie habituelle, et c’est ainsi que l’oncle Edme n’eut jamais l’occasion d’acheter un seul âne…

A la chapelle – Souvenirs de Charles Vincent

Nous avions une tante Marie qui était très pieuse. Elle avait entendue dans sa jeunesse une voix lui disant « Marie, Marie, ne te marie pas » et elle avait décidé que la multitude de ses neveux suffirait à son bonheur. Bien entendu nous étions impérativement convoqués à la chapelle pour d’innombrables cérémonies que nos parents trouvaient quelques fois abusives et c’est ainsi qu’on assistait à l’occasion des vêpres notamment à la scène suivante. Tante Marie rentrait majestueusement dans la chapelle et s’installait au premier rang suivie par tous les oncles qui formaient comme un mur derrière elle, puis venaient en désordre le reste de la famille dont la horde de cousins qui s’installaient au fond. L’office commençait et l’un des oncles faisait au bout d’un moment avec la main un geste impératif désignant la porte de la sacristie ouverte et comme des sioux, en silence et en bon ordre, nous nous glissions dehors retrouver avec bonheur le soleil, la lumière impérieuse et les poursuites dans les les bois. Tante Marie vécut très longtemps faisant bénéficier de sa générosité tous ceux que la vie avait meurtris et qu’elle pouvait rencontrer. Elle trouvait que notre famille avait été très gâtée par la vie et priait assidument pour que ses neveux soient pauvres. Mon père disait qu’elle y était remarquablement parvenue.

Histoire de Léoube par Frédérik Lantelme

Le domaine de Léoube faisait partie, au XVIème siècle, du marquisat de Brégançon situé sur le territoire de la commune de Bormes, il est limité au sud sur une longueur de plus de 3 km par le rivage de la rade d’Hyères.

Il appartenait à François Bogogni qui le donna à son gendre en 1619. La descendance de ce dernier s’étant éteinte en 1745, Léoube fit retour à l’État qui dut le rétrocéder aux créanciers.

Ce fut Simon Segard, bijoutier à Paris, qui l’acquit, mais il le revendit l’année suivante, en 1746, aux frères Brémond qui se firent appeler Brémond de Léoube et le conservèrent jusqu’en 1840, date à laquelle ils le vendirent à Émile Gérard, âgée de 38 ans, fils de Joseph Dominique.

Le château date du XIVème siècle (donation par la reine Jeanne en 1348, comtesse de Provence et de Forcalquier) et il a fait l’objet de plusieurs restaurations en 1731 et 1883.

Léoube – Chemin de Pierre Blanche – Dessin à la plume d’Émile Vincent

Construit sur une éminence, sur son sol se développe une végétation exubérante de pins d’alep et de pins maritimes, de chênes-liège et de châtaigniers, vignes, oliviers et de toutes sortes de plantes odorantes répandues sur la Côte d’Azur, propre à inspirer Émile Vincent (1828 1907) (neveu d’Émile Gérard) qui nous laissera de nombreux tableaux, dessins et fusains, cités par Henri Vincent dans son ouvrage sur son père : Léoube, plage du Pellegrin (fusain), Chemin sous bois dans la forêt de Léoube (dessin à l’encre de Chine), Chemin de Pierre Blanche Léoube (dessin à la plume).

Le château, (on a une très belle vue sur la rade et les îles d’Hyères), comprend des appartements spacieux ; rez-de-chaussée, un grand salon et une salle à manger pouvant contenir 30 à 40 personnes. Au premier et deuxième étage : 18 chambres. Dans sa cave, on peut loger plus de 3000 hectos.

Les communs comprennent deux écuries et deux remises pouvant abriter une dizaine de chevaux. Une bergerie de 200 moutons.

Les récoltes de 1920 ont été les suivantes :  vin (3000 hectos), avoine (16 000 K.), fourrage (40 000 K.), pêche (5 000 K.), etc…

La superficie du domaine est d’environ 610 hectares, 500 en forêts, 54 vignobles, 25 en terres labourables, 31 bâtiments, parcs, chemins, etc…

Le parc est planté de magnifiques palmiers, d’eucalyptus gigantesques, d’une grande variété de mimosas et d’arbres exotiques.

Les descendants d’Émile Gérard ont du s’en séparer, la propriété a été mise en adjudication devant le tribunal de Toulon le samedi 23 avril 1921 sur la mise à prix d’un million de francs. Acquéreur : Messieurs Engelsen et Lebel.

Vente de Léoube le 23 avril 1921

Pour la vente aux enchères du 23 avril 1921, Pierre et Émile Gérard, Albert Dor et Henri Jombert réalise une brochure.

Cette brochure comporte des erreurs comme une interversion des légendes des photos. Pour notre famille, en page 6, J.D. Gérard étant décédé le 21 septembre 1930, c’est son fils Émile Gérard qui a acheté Léoube en 1840.

A noter que la valeur de la propriété était diminuée en raison des incendies de 1918 et 1919.

Léoube a été adjugé 1 501 000 francs à Monsieur L. Aubert. Henri Vincent rapporte que d’après M° Palenc, notaire à Hyères, M. Aubert a reconnu avoir eu la propriété à bon compte : il était persuadé qu’il ne l’aurait pas à moins 1 800 000 francs2.

Mise en vente de Léoube le 23 avril 1921 – Collection Marc de Raphélis-Soissan

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Notes et références

  1. Récits d’Annie Séjourné et de Mireille Caire
  2. Il y a une incohérence entre les noms des acheteurs donnés par Frédérik Lantelme et Henri Vincent.
  3. Trois familles provençales : Vincent – Gérard – Benet – Frédérik Lantelme – 1988 (pages 315 et 316)

Ventes de terrains par les Pascalis – Juin 1858

Étude de Me Barrême, avoué, rue du Collège, 12. Purge d’hypothèques légales.

Par actes des dix et vingt-trois juin mil huit cent cinquante-huit, notaire Millard, à Lançon, Mme Marie-Élisabeth-Gabrielle Maurin, veuve de M. Antoine-André-Claude Pascalis, vivant maréchal de camp en retraite, domicilié à Lançon ; M. Simon-Jude-Adolphe Pascalis, négociant, domicilié à Marseille ; M. Paul-Stanislas-Fortune Pascalis, ingénieur, domicilié à Gray (Haute-Saône) ; Mme Marie-Cécile Pascalis, veuve de M. Louis-Laurent Caire, domiciliée à Marseille ; Mme Eugénie-Félicie-Geneviève Pascalis, épouse de M. François-Honoré-Alexandre Serré, propriétaires, domiciliés à Aix, ont vendu : 1° au sieur Lazare-Adolphe Rougon, aubergiste, domicilié à Laçon, au prix de trois mille sept cents francs, une contenance fixe de cinquante ares, cinquante centiares, faisant partie d’un pré, sis au terroir de Lançon, quartier de Maguavaou ou Gardette ; 2° au sieur Jean-Victor Devoux, agriculteur, domicilié à Lançon, au prix de quatre mille huit cents francs, une contenance fixe d’un hectare quatre-vingt-onze ares et dix-sept centiares, terre labourable, sise au même terroir, quartier du Chemin-de-Saint-Chamas ou du Mazet, dite terre des Chèvres, et 3° à la dame Magdeleine-Joséphine Saint Martin, épouse du sieur Louis-Auguste Rœuf, charron, domiciliè à Lançon, au prix de cinq mille quatre cent francs, 1° une contenance fixe de un hectare six ares, terre labourable, sis au terroir de Lançon, quartier du Mazet, dite en partie la Pointe ; et 2° une autre contenance fixe de cent seize ares quatre-vingt centiares, en oliviers, mêmes terroir et quartier – Du trois septembre mil huit cent cinquante huit, dépôt au greffe du tribunal civil d’Aix. Du quatre dudit, signification à M. la procureur impérial, près ledit tribunal, avec la déclaration prescrite par l’avis du conseil d’État du neuf mai mil huit cent sept.

L. Barrême, avoué

Étude de Me Heirieis, avoué, rue des Épinaux, 9. Purge d’hypothèques légales.

Par acte du huit juin mil huit cent cinquante-huit, notaire Millard à Lançon, le sieur Jacques Lion, marchand de comestibles, domicilié à Lançon, a acquis au prix de douze cents francs, du sieur Simon-Jules- Adolphe Pascalis, négociant, domicilié et demeurant à Marseille, une propriété sise au terroir de Lançon, quartier du Moulin-de-Cornille ou Roquille, partie complantée d’oliviers et d’amandiers et partie inculte, contenant un hectare trente-neuf ares cinquante centiares. – Par acte du neuf juin mil huit cent, cinquante-huit, même notaire, le sieur Jean-Joseph Bousquet, propriétaire cultivateur, domicilié à Lançon, a acquis au prix total de quatre mille francs, savoir : dudit sieur Simon-Jude Pascalis, au prix de trois mille six cents francs, une propriété sise sur les terroirs de Lançon et de Salon, quartier des Tamarisses, eu terre labourable, de la contenance de un hectare quatre-vingt-six ares vingt-quatre centiares; et de la dame Marie-Elisabeth-Gabrielie Maurin, propriétaire, veuve de M. Antoine-André-Claude Pascalis, vivant maréchal de camp en retraite, domiciliée à Lançon, au prix dé quatre cents francs, une vieille bergerie avec bassecour, ses attenances et dépendances, sise au terroir de Lançon, quartier du Mazet, dite Bergerie des Chèvres. Par autre acte du même jour, même notaire, le sieur Jean-Joseph-Pilavène, propriétaire-cultivateur, domicilié a Lançon., a acquis au prix de deux mille cent quatre-vingt-deux francs quatre-vingt-trois centimes, 1° de ladite dame Maurin, veuve Pascalis ; 2° dudit sieur Adolphe Pascalis ; 3°du sieur Paul-Stanislas-Fortuné Pascalis, ingénieur, domicilié à Gray (Haute-Saône) , et 4° de la dame Marie-Cécile Pascalis, veuve de M. Louis Laurent Caire, propriétaire, domiciliée à Marseille, la contenance fixe de cinquante-six ares treize centiares, à prendre sur plus forte, sise au territoire de Lançon, quartier du Mazet, complantée d’oliviers et de quelques mûriers. Par autre acte du même jour, même notaire, le sieur Jean-Louis Monge, propriétaire cultivateur, domicilié à Lançon, a acquis des susnommés, au prix total de neuf cents francs, 1° une propriété, sise au terroir de Lançon, quartier des Ferrages ou Saravaou, en terre labourable, complantée de quelques mûriers, contenant douze ares trente-huit centiares ; 2° une autre propriété, sise au terroir de Lançon, quartier du Chemin de-Grans, en terre labourable, complantée d’amandiers, contenant environ cinquante-six ares. Enfin, par acte du douze dudit mois de juin, notaire Ollivier à Pélissanne, le sieur Jean-François Granier, propriétaire cultivateur, domicilié à Lançon, a acquis au prix de cinq mille francs, dudit sieur Adolphe Pascalis, une portion à prendre, du côté du couchant, sur une propriété de terre labourable complantée de quelques mûriers, de la contenance fixe de deux hectares soixante-deux ares; quatre-vingt-douze centiares, sise sur le territoire de Lançon, au quartier du Plan, dite Camp, se composant, ladite portion vendue, de toute la partie de ladite propriété située sur le territoire de Salon. et d’une partie de la surface sise sur le terroir de Lançon. Du trente-un août mil huit cent cinquante-huit, dépôt au greffe du tribunal civil d’Aix d’une copie collationnée de chacun des actes notaire Millard, d’une expédition de l’acte notaire Ollivier, et d’un extrait analytique de tous lesdits actes. Du quatre dudit mois d’août, signification dudit acte de dépôt à M. le procureur impérial près ledit. tribunal, avec la déclaration prescrite par l’avis du conseil d’État du 9 mai 1807.

G. Heirieis, avoué.

Notes et références

La mémorial d’Aix, journal politique, littéraire, administratif, commercial, agricole et feuille officielle d’annonces légales, Dimanche 5 septembre 1858

Victor Pellissier, d’après l’Histoire d’Allos depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours

Victor-Adolphe Pellissier, général de division auxiliaire et député de Saône-et-Loire, appartient à une famille originaire du hameau d’Allos appelé Montgros.

Il naquit en 1811, à Mâcon, où Jean-Jacques, son père, avait fixé sa résidence et s’était fait une position honorable dans le commerce.

Jean-Jacques Pellissier avait deux frères. Le cadet le suivit à Mâcon.

L’aîné du juge de paix à Allos et se fit remarquer par la prudence et la sagesse de ses jugements dont on parle encore aujourd’hui.

Jean-Jacques eut cinq enfants, dont l’un, le futur général, reçut au baptême le nom de Victor-Adolphe et voulut être soldat, tandis que son frère Antoine se destinait à l’état ecclésiastique, devenait prêtre de Saint-Sulpice et aumônier d’une maison religieuse à Angers, après avoir passé de longues années au Canada.

Victor-Adolphe fit ses études au collège des jésuites de Dôle (Jura), entra à l’école polytechnique en 1832, en sorti sous-lieutenant d’artillerie et fut envoyé à Metz.

En 1845, il était capitaine, il fut chargé d’examiner les fortifications des Alpes. C’est pendant le cours de cette inspection militaire qu’il visita, pour la première fois, le pays natal de son père.

Il était chef d’escadron en retraite, lorsque la guerre éclata, en 1870, entre la France et la Prusse.

Le patriotisme dont il était animé ne lui permettant pas de laisser son épée au fourreau, au moment où la France était exposée aux plus grands dangers, il reprit du service, malgré ses 59 ans, fut nommé colonel général de brigade en 1870, général de division, en face de l’ennemi, en 1871.

Le 8 février 1871, les concitoyens du général Pellissier, persuadés qu’il saurait les défendre au Conseil général de la Chambre des députés comme sur les champs de bataille, le nommèrent membre du conseil général et député à l’Assemblée nationale. Ils ne furent point déçus dans leurs espérances ; le général savait, tour à tour, porter la parole et l’épée, et l’on ne peut lire sans émotion, notamment, le discours qu’il prononça à la tribune, le 19 juillet 1873, sur l’organisation du service religieux dans l’armée de terre :

« Messieurs, dit-il, le projet de loi présentement soumise à vos délibérations a pour but de remplir une lacune qui existait, depuis plusieurs années, dans notre organisation militaire et de donner satisfaction aux justes réclamations d’un grand nombre de citoyens français…, qui demandent une institution pour faciliter à leurs enfants les moyens de conserver à l’armée les principes qu’ils ont reçus dans leur famille…

La partie importante du culte religieux ne consiste-t-elle pas dans les instructions et les exhortations qui doivent entretenir et raviver dans l’âme légère qui ont été déposée par une éducation religieuse ?

Sans doute, le militaire pourrait entendre les instructions faites dans les églises paroissiales où il a accès. Mais les instructions sont-elles bien à son usage.

Que pourrait-il s’approprier dans ses enseignements adressés à une population si différente de lui par ses devoirs, ses mœurs et sa manière de vivre ?

Et, d’autre part, éloignés de leurs confidents naturels, nos pauvres soldats n’ont-ils jamais besoin de ces épanchements intimes, de ses consolations particulières qui, dans les moments pénibles, aident à supporter l’existence ? Le malheur, hélas ! n’épargne personne ; à plus forte raison, doit-il atteindre ces malheureux jeunes gens, enlevés si brusquement à leurs habitudes et à leurs familles, qui, dans les premiers moments, ne pouvant en comprendre la portée, ne voient dans la discipline militaire que l’inflexible niveau de l’esclavage ?…

C’est pour remédier à ces inconvénients que les pétitionnaires vous demandent la création de paroisses militaires et l’organisation du service religieux dans tous les lieux de rassemblement des troupes.

Messieurs, le principe de la liberté de conscience une fois admise et la liberté individuelle assurée, qu’elle inconvénients trouverez-vous donc à ce que chacun connaisse ses idées (par la profession de sa foi et la fidélité à la religion) ?

Pour assurer aux sceptiques l’incognito, faudra-t-il que le croyant mettre sa conscience dans sa poche, et devrait-il renoncer aux avantages que lui procure le service religieux ? »

Le général Victor Pellissier aimait donc les soldats comme un père aime ses enfants, et voulait leur assurer les conseils et les encouragements d’aumôniers militaires, dans les épreuves qui les attendent, surtout à l’arrivée au régiment.

En 1872 visita de nouveau les Alpes et séjourna à Allos, où il voulut voir tous ses parents.

Quoiqu’il ne fît plus partie de l’armée active, il s’occupait toujours, depuis l’amputation de l’Alsace et de la Lorraine, de l’organisation de la défense de nos frontières de l’Est. Il était encouragé et aidé, dans cette patriotique entreprise, par deux de ses anciens camarades de l’école polytechnique : les généraux Charenton, du génie, et de Cissey, ministre de la guerre.

En 1875, lorsque la France craignait une nouvelle agression prussienne, le ministre de la guerre fit appel à son dévouement pour organiser le 8e régiment territorial à Bourges. Il accepta sans hésiter, ne voyant dans ce qu’on lui proposait, que le bien de son pays, et lui consacra ses soins jusqu’en 1878, où il renonça définitivement au service militaire.

Le général Pellissier a écrit l’Histoire des mobilisés de Saône-et-Loire (1870-71), cet ouvrage lui a ouvert les portes de l’académie de Mâcon.

Ses rapports avec Garibaldi, qui alors commandait, hélas ! les mobiles des Basses-Alpes, ne furent pas toujours faciles, surtout depuis le jour où il fit rendre à l’évêque d’Autun les chevaux qu’on lui avait pris : c’était la lutte entre la justice et la spoliation.

Son corps repose dans le modeste cimetière du village de Chaintré, où il est mort en 1884.

Il laisse un fils adoptif, M. Saint-Rémy Pellissier, établi à Marseille depuis 1871.

Château de Lormoy

Château de Lormoy

En 1646, notre aïeul Nicolas Arnoul – sa fille Geneviève épousera Pierre-Dominique de Raffélis-Soissan, premier du nom – acquit la seigneurie de Lormoye et s’employa à la mettre en valeur et à l’embellir.

Malheureusement, mal conseillé par Mazarin, Nicolas Arnoul accepta de participer à la charge de trésorier général d’artillerie pour le vicomte de Bragelonne et de lui servir de caution. Or la gestion de Bragelonne fut lamentable et il mourut totalement insolvable en 1657, Nicolas Arnoul dut assumer toutes les dettes, plus de 100 000 livres.

Complètement ruiné, Nicolas Arnoul est contraint de vendre Lormoye en 1660 pour la somme de 72 000 livres.

Heureusement, Colbert nomma Nicolas Arnoul intendant des bâtiments du Roi, puis intendant des galères à Marseille.

Notes et références

  • Nicolas Arnoul, intendant des galères à Marseille (1665-1674), ses lettres et mémoires relatifs à l’agrandissement de la ville et à l’entretien du port – Gaston Rambert – Les Editions de Provincia – 1931

Château de Draveil

Château de Draveil

En 1787, notre aïeul Jean-François Bérard – sa fille Victoire avait épousé Jean Abeille – négociant à Saint Domingue, décide de rentrer en France. En 1790 il achète à crédit le château de Draveil.
En 1795, il est arrêté par les révolutionnaires et meurt en garde à vue dans son château.
A Saint Domingue, la révolte des noirs prive la famille de tous ses biens et en 1800, le château de Draveil est vendu à un prix qui permet tout juste de rembourser les dettes.
Devant désormais travailler pour vivre, les Bérard ouvriront une maison d’éducation pour jeunes filles, d’abord à Thiais puis à Paris, rue Poissonnière.

Notes et références

Naufrage d’André Brian en 1699

Naufrage d’André Brian en 1699

Naufrage d’André Brian le 3 décembre 1699 – Source : Deux cents ans de généalogie de la Maison BRIAN – Edmond BRIAN – Gênes 1899

Disgrace arivé à une barque de Marseille party de Gandie le 3me xmbre 1699 : elle se perdis le 13me jour du dict mois, le jour de Sainte Luce, un dimanche à le 7 : heure du matin, à la plage de Canet au….. deux lieu de sus Perpignan étant 33 : hommes de sus la dicte barque, elle se brisa en ….. 18 homes et 11 se sauvèrent à la nage et 4 : que Dieu délivra en l’arbre qui resta planté jusque au soir, que on les alla délivrer avec une lanche au quel il se réclamèrent à la Sainte Trinité et au dicte Saint Ortant, 3 hommes……… André Brian et Joseph Clavier que Dieu le délivra et Jean Faurat feu Jean qu’il feut du nombre des 18 hommes mors, le dict André Brian et Joseph Clavier pour dévoction on fait faire le présent tablaut à consigne pour porter au prez à l’église….. pour mémoire que Dieu préserve tous bons chrétiens, escript par la main du dict André Brian le premier juillet 1700.

Notes et références

Lien avec la famille

André Brian est le trisaïeul de Marina Brian, épouse de Jean Joseph Louis Chancel et mère d’Évariste Chancel.

Source

Deux cents ans de généalogie de la Maison BRIAN - Gênes 1899 - Edmond Brian

Combat du faubourg Saint-Antoine

Le combat du faubourg Saint-Antoine a eu lieu le 2 juillet 1652. Turenne après avoir été frondeur s’était rallié au Roi et défendait Paris contre Condé. Le Roi et la Cour étaient sur les hauteurs de Montmartre, l’armée royale massée dans la plaine Saint-Denis et les portes de Paris fermées. Le dessein de Condé était de passer la Marne à Charenton, mais, pressé par Turenne il fit tourner son canon contre la cavalerie royale et se barricada dans le faubourg Saint-Antoine.

Beaucoup de personnes de la Cour obligèrent Turenne à attaquer avant l’arrivée de son artillerie ; il dut engager les gardes, les gens d’armes du Roi dans deux rues parsemées de barricades, tandis que l’infanterie de Condé était postée dans les maisons. Le combat fut opiniâtre; l’arrivée du maréchal de La Ferté avec des renforts faillit provoquer la perte des frondeurs, mais, à ce moment, la fille de Gaston d’Orléans, la Grande Mademoiselle, intervint en faisant de sa propre initiative ouvrit la porte Saint-Antoine aux débris de l’armée de Condé et en faisant tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales. Ce geste spectaculaire sauva l’armée de Condé qui alla se loger au faubourg Saint-Jacques et mit la capitale à la merci du vainqueur de Rocroi.

Lien avec la famille

Esprit de Raffélis participa au combat du faubourg Saint-Antoine en 1652, du côté des troupes royales et sous les ordres de Turenne.

Notes et références

  • Histoire et généalogie de la famille de Raphélis-Soissan et des familles alliées, Charles de Raphélis-Soissan, inédit.

Guerre de Trente Ans

Ce conflit politique et religieux déchira l’Allemagne de 1618 à 1648. Né de l’antagonisme qui opposait les princes protestants à l’autorité impériale catholique, il prit une ampleur européenne du fait de l’intervention des grandes puissances étrangères. Ce fut une guerre particulièrement cruelle et dévastatrice pour l’Allemagne.

Au début la France se tint à l’écart du conflit. Mais elle veilla à éviter la suprématie de l’Autriche en Allemagne, en dressant contre elles les suédois. Elle craignait plus encore l’Espagne dont le roi était un Habsbourg apparenté à la maison d’Autriche. Les espagnols occupaient en effet, outre leur propre pays, le Milanais, la Franche-Comté et les Flandres.

En 1634 les Impériaux, autrichiens et bavarois, remportèrent à Nôrdiingen une grande victoire sur les suédois. Devenue trop puissante, l’Autriche alliée à l’Espagne représentait désormais une menace pour la France et la força à intervenir en faveur des protestants.

Les hostilités opposèrent d’abord les français et les espagnols dans les Flandres. Au cours du siège d’Arras Richelieu confia d’importantes responsabilités logistiques à Nicolas Arnoul.

Il chercha également à couper le passage entre la Lombardie tenue par les espagnols et leurs possessions du nord en occupant la Valteline, vallée alpine d’une grande importance stratégique au nord de Milan.

Après une période difficile, les français reprirent l’initiative en s’installant d’abord de part et d’autre du Rhin entre Bâle et Mayence, puis en s’ouvrant plus à l’est une route vers la Bavière. Les combats avaient lieu l’été. Ils consistaient souvent dans la prise de places fortes où l’on installait des garnisons. A l’automne les troupes se retiraient pour prendre leurs quartiers d’hiver. Les fortifications comprenaient déjà à cette époque des saillants et des redans battus par des pièces d’artillerie, avec des glacis exposés à la mitraille. Bien que postérieurs et plus perfectionnés les remparts de Briançon donnent une idée du type de fortification de l’époque. Afin de ne pas trop s’exposer l’assaillant devait creuser des tranchées en zigzag pour s’approcher des remparts et y placer des mines.

Siège de Philippsbourg

Le siège de Philippsbourg auquel prit part Esprit de Raffélis se situe au début de la campagne d’Allemagne (1643-1648), après fa bataille de Fribourg en Brisgau. Cette forteresse fut l’un des points stratégiques les plus disputés dans la vallée du Rhin au XVIIème siècle. Construite sur la rive droite en face de Spire, elle contrôlait l’accès aux cols de la Forêt-Noire. Il était facile de construire un pont de bateaux et d’éviter ainsi d’emprunter le pont de Kehl, soumis au contrôle et au bon vouloir du magistrat de Strasbourg.

En août 1644, la place n’était gardée que par quatre-vingt cavaliers et sept cents fantassins, tandis que l’ennemi était dispersé dans ses quartiers pour se « raccommoder ». Condé et Turenne progressèrent rapidement à travers la plaine de Bade. Philippsbourg fut investie le 24 août. La cavalerie du Roi était en bon état, et l’armée française disposait de cinq mille hommes de pied, tant fantassins que cavaliers démontés pour la circonstance, car tout siège nécessitait de nombreux fantassins, la cavalerie ne servant qu’à couvrir les assiégeants.

On débarqua canons et munitions et, le 29, l’armée de Monsieur le Prince et celle de Turenne ouvrirent chacune une tranchée. Le troisième jour, les assiégés firent une sortie et infligèrent des pertes à l’infanterie de Condé. Turenne remarqua par la suite :

« Il est très vrai que l’infanterie était tellement rebutée de tous ces combats donnés à Fribourg qu’assurément on n’aurait pas à prendre une place qui aurait fait une grande résistance… Les ennemis ne firent point de résistance à leur contre escarpe, qui n’était pas palissadée, ni en état de se bien défendre. Mais comme ils avaient une petite fausse braie (fossé plein d’eau assez large et profond) et beaucoup de canons pour empêcher l’armée de faire des galeries, ils crurent qu’ils tiendraient longtemps à empêcher qu’on ne le passât, mais comme on avait quantité de fascines et que le canon avait été logé de deux côtés de la contre-escarpe pour tirer aux flancs, on avança la galerie, c’est à dire la digue de fascines.. .jusqu’assez près de leur fausse braie; ce que l’ennemi voyant et que l’on serait attaché le lendemain au corps de la place, qui n’était pas revêtu, ils battirent la chamade. » (Mémoires, p. 30.)

En d’autres termes, le gouverneur avait réuni un conseil de guerre et annonçait qu’il était disposé à négocier avec l’assiégeant : Gaspard Baumburg von Ravensberg capitula le 9 septembre avec les honneurs de la guerre.

Prise de Mayence

La prise de Mayence intervint le 16 septembre 1644, après la victoire de Philippsbourg et l’occupation de places fortes situées en bordure du Rhin (Spire, Worms…). La position de Mayence sur le Rhin au confluent de la vallée du Main lui conférait un grand intérêt stratégique. Turenne marcha jour et nuit sans bagages et arriva le matin assez proche de la place où il savait qu’il n’y avait point de garnison de l’empereur, ni de Bavière, mais seulement quelques gens que le Chapitre entretenait.

L’archevêque-électeur, allié de l’empereur, avait quitté la ville dès le commencement du siège de Philippsbourg et s’était réfugié dans ses domaines de la rive droite. Turenne n’eut pas trop de mal à empêcher un millier de dragons bavarois de franchir le fleuve pour venir au secours de la place. Sans chef, elle n’en était pas moins redoutable. Le manque de résolution du Chapitre et les conditions favorables qu’on lui proposa déterminèrent la ville à capituler et à tomber entre les mains des français, une semaine seulement après Philippsbourg.

Solidement installés sur le Rhin et sur sa rive gauche, le gros des troupes françaises alla prendre à mi-décembre ses quartiers d’hiver mais il fut difficile de faire subsister l’armée dans cette région. Le long du Rhin, le pays était si ruiné qu’en vingt lieues de pays on ne pouvait pas trouver à nourrir un cheval, hors des grandes villes qui étaient fort misérables par les quartiers d’hiver des lorrains, et de quelques petits châteaux où il demeurait quelques hommes de qualité que l’on ne voulait pas entièrement achever de ruiner.

Bataille de Nördlingen

La bataille de Nördlingen le 3 juillet 1645 fut gagnée par Turenne et Condé sur les bavarois grâce à une grosse supériorité numérique. Nörlingen est située dans le Jura Souabe, dans une région appelée le Riess. Cette victoire a ouvert la route de la Bavière à l’armée française.

Bataille de Zusmarshausen

La bataille de Zusmarshausen (ou Sommerhausen ou Sommerhoven) s’est déroulée le 17 mai 1648. Elle a opposé d’une part les Français commandés par Turenne et leurs alliés Suédois et de l’autre les Bavarois alliés aux Impériaux.

Ceux-ci campaient d’un côté du Danube à deux heures de Lauingen, place forte tenue par les Français, et Turenne de l’autre côté. Laissant le gros de son armée il partit en reconnaissance avec 3.000 cavaliers, passa le pont du Danube, traversa les marais et envoya quelques éclaireurs qui revinrent au bout de deux heures pour annoncer que l’armée ennemie était campée à une lieue et demie, sans être gardée, avec toute la cavalerie dispersée, car les chevaux étaient à la pâture. Ordre fut donné alors au gros des troupes franco-suédoises de rejoindre de nuit afin d’attaquer toutes forces réunies le lendemain matin.

Au début de la bataille les ennemis furent bousculés et perdirent huit pièces de canon et une partie de leur infanterie et de leurs bagages. Turenne ordonna alors la poursuite et se heurta à la résistance opiniâtre de trois bataillons d’infanterie qui se retranchèrent derrière un petit ruisseau, appuyés par sept escadrons de cavalerie. Cette dernière phase du combat fut particulièrement sanglante. On tira avec quinze ou vingt pièces contre cette infanterie et cette cavalerie, précise Turenne dans ses mémoires, dont il y eut plus de la moitié tués sur place, sans qu’ils quittassent jamais le passage. Le régiment d’infanterie voulut gagner le passage, mais il y perdit 750 hommes et fut obligé de se retirer sans l’emporter… Enfin les Austro-Bavarois profitèrent de l’obscurité pour se retirer. Cette sanglante victoire ouvrit aux alliés les portes de la Bavière. Peu après était signée la paix de Westphalie qui mettait fin à la guerre de Trente Ans.

Liens avec la famille

Esprit de Raffélis participa aux derniers combats de la guerre de Trente Ans dès l’âge de 18 ou 19 ans.

Just Louis II de Tournon1 est tué le 24 août 1644 au siège de Philippsbourg. Il était le dernier descendant de la branche ainée des Tournon. Les Raphélis-Soissan descendent d’une branche cadette, les Tournon-Simiane.

Notes et références

  • Histoire et généalogie de la famille de Raphélis-Soissan et des familles alliées, Charles de Raphélis-Soissan, inédit.
  1.  Notes historiques sur Tournon et ses seigneurs, de Albin Mazon, + La fin des seigneurs de Tournon, de Juliette Thiébaud – Juin 1993 – Pages 330, 337 à 341 ;
    Gazette 1644, pages 793 et 794 ;
    Mémoires du Maréchal de Turenne – Librairie Renouard – Tome 1 page 28