Lettre à Madame Vve Caire, née Pascalis – 8 février 1845

ÉTUDE
de
M Charles Sénés
Avocat et avoué
Place St Pierre N°4
Toulon le 8 février 1845

Madame,

Je hâte ma réponse à votre missive du 6 de ce mois, à laquelle étaient jointes des lettres relatives aux biens que vous possédez à Livourne, conjointement avec Mme veuve Mille, votre belle-sœur.

Cette dame à qui j’ai fait part de ces lettres m’a chargé de vous annoncer qu’elle approuve la continuation des locations des immeubles de Livourne dont les loyers indiqués paraissent avantageux.

Elle est charmée que M. Martellini ait envoyé des fonds provenant des loyers échus et qu’il se dispose à adresser bientôt le compte total de sa gestion.

Quant à la vente de ces mêmes biens, elle pense qu’il faudrait tacher d’en retirer au moins une valeur foncière proportionnée au produit du loyer.

Cela est d’autant plus convenable qu’une vente aux enchères publiques n’est souvent qu’une loterie, et qu’elle occasionne toujours des frais de justice assez considérables dont il faut être sûr de se récupérer d’avance.

Toutefois si cette vente judiciaire a lieu j’estime que les hypothèques éventuelles qui peuvent gréver ces immeubles seront devenues caduques par l’effet du temps ou qu’il sera facile de les faire disparaître à peu de frais.

Au reste, Mme votre belle-sœur s’en réfère toujours à vos meilleurs soins et elle approuve d’avance tout ce que vous aurez prescrit pour tirer le meilleur parti de ces biens et affaires.

Je me félicite, Madame, d’avoir l’occasion de vous faire agréer la nouvelle expression des sentiments de respect et de haute considération avec lesquels, j’ai l’honneur d’être votre très humble et très obéissant serviteur,

Ch Sénés

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