27 août 1794 : Saisie des biens de Jean Abeille

Jean Joseph André Abeille
Collection Christine Grosse Ladevie

ÉGALITÉ, LIBERTÉ.
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS.
Les représentants du peuple, députés de la Convention nationale dans les départements méridionaux,
Aux membres composant le Directoire du département des Bouches-du-Rhône.

Les nommées Abeille1, américain, J. Labat et J. Césan, qui se trouvent maintenant à bord de l’escadre anglaise, en qualité de députés des sections de Marseille, se sont chargés de l’infâme mission, auprès de l’amiral Hood, de livrer la ville de Marseille aux anglais. La Convention nationale va faire justice de ces monstres ; mais en attendant, il est des mesures urgentes qu’il importe de prendre. En conséquence nous vous ordonnons de faire arrêter sur le champ les familles desdits Abeille, J. Labat et J. Césan, d’apposer les scellés à leurs maisons et magasins ; en un mot de mettre provisoirement toutes leurs propriétés sous la main de la nation.

Fait à Marseille, le 27 août, l’an second de la république française.

Signé Salicetti, Escudier, Gasparin, Albitte. Le secrétaire de la commission, Signé Bouchet.

Sources et références

Sources

Références

  1. Les deux frères Abeille possédaient à Saint Domingue, en maisons, en terre, et en douze cent milliers de denrées coloniales, telles que sucre et café disponibles, une fortune au moins de trois millions de francs, lorsque la colonie a été foudroyée par le décret fameux de la Convention

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