Maurice de Raphélis-Soissan (1849-1936)

Enfance

Maurice de Raphélis-Soissan (1849-1936), zouave pontifical

Maurice nait le 21 décembre 1848 au domicile de ses parents, rue de l’Évêché à Cavaillon. Il est le septième enfant de Charles de Raphélis-Soissan et Louise de Seytres-Caumont.

A la suite de ses frères Edgar et Casimir, Maurice comme zouave pontifical du 9 novembre 1867 au 9 novembre 18681.

Le 22 octobre 1870, il épouse sa cousine germaine Léontine Reinaud de Fontvert. Nota : Léontine est :

  • la sœur de Louise Reinaud de Fontvert qui avait été fiancée à Casimir de Raphélis-Soissan,
  • la cousine de Claire Reinaud de Fontvert qui épousera Louis de Raphélis-Soissan.

Maurice et Léontine ont de nombreux enfants mais ils ne peuvent doter leurs filles qui resteront célibataires, à l’exception d’une qui n’eut pas d’enfant.

Studio de photographie

Maurice se lance dans la photographie et achète le studio Waléry, 14 boulevard du Musée à Marseille, au comte Stanislas Julien Ostrorog. Pour cela il cède sa propriété du Château Vert à Cavaillon2.

Il semble qu’il ne pas gère d’assez près son affaire. On lui reproche par ailleurs son train de vie excessif.

Son épouse écrit : « Ce cher petit Maurice qui, soit dit entre nous, est le plus grand paresseux qui ait paru sous le soleil depuis que Dieu a tiré l’homme du néant… »

Et sa belle-mère et tante, Antoinette, s’inquiète : « Maurice est ici depuis hier. Il est arrivé avec la voiture neuve et deux chevaux. Folie à mon avis… de ses avances pour la photographie et l’enfant, et la nourrice et la femme de chambre qui va arriver, surcroît de dépenses, c’est leur affaire… » (lettre du 8 janvier 1872).

L’oncle Valère Martin vient pour un enterrement à Aix. Il comptait en repartir immédiatement et il explique : « Malgré mes remontrances, j’ai été jeté, pieds et poings liés, dans la voiture de Maurice et conduit par deux beaux chevaux à Marseille… avec le projet d’en revenir le soir. Ah! bien oui ! J’ai eu beau crier miséricorde, il m’a fallu poser, bon gré, mal gré, sans préparation ; aussi ma coquetterie boudant aurai-je l’air d’un vieux grognard et d’un vieux grognon. » (lettre du 6 février 1872).

Au cours de l’été 1872, Louis apprend que Maurice est plongé jusqu’au cou dans les affaires de photographie.

Maurice de Raphélis-Soissan voit son affaire péricliter. Non seulement il s’endette à titre personnel, mais il engage aussi les biens en indivision entre lui-même, son frère Louis et sa cousine Louise de Fontvert, épouse d’Alexis de Boudard. En fin 1875 Maurice est dans une situation des plus critiques. Il doit 15.000 franc au comte Stanislas Julien Ostrorog. Pour le rembourser il demande à Louis de lui avancer les fonds. Mais Louis ne les a pas et doit s’endetter personnellement pour aider son frère.

Son fils Casimir nait le 12 octobre 1878 à Arcachon où il est domicilié 253 boulevard de la Plage et se déclare rentier.

Sa fille Geneviève nait le 5 novembre 1879 à Arcachon où il est domicilié 6 boulevard de l’Océan et se déclare propriétaire.

Notes et références

Notes

Références

Une réponse à “Maurice de Raphélis-Soissan (1849-1936)”

  1. Rétroliens : Louise d'Olivier de Pezet (1844-1920) - Famille Raphélis-Soissan

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