Lettre de Jean-Baptiste d’Agnel de Bourbon à Gabrielle de Lubac du 29 août 1871

Ste Marthe le 29 août 1871

Ma chère Gabrielle [de Lubac], j’ai appris avec satisfaction que ta santé s’était améliorée depuis que tu es dans ta famille. Il me tarde de te savoir entièrement rétablie afin qu’à la rentrée des classes, tu puisses reprendre les succès que tu as obtenus par ton application. J’espère que vous pourrez retourner aux Anglais, que l’ordre et la tranquillité se consolideront dans le courant de septembre. Je connais que vous éprouvez de la peine à quitter le Sacré-Cœur d’Aix où vous avez été si bien accueillies. Mais aussi aux Anglais vous avez de si bonnes maîtresses qui soupirent après vous.

Tes petites cousines dont je fais la classe chaque matin t’aiment beaucoup et te font leurs compliments. Louise [Caune] t’écrit par le même courrier. Elle conserve toujours un charmant caractère et beaucoup d’application à son travail. Tu la trouveras bien grandie.

Albert [Caune] qui a eu la fièvre scarlatine va tout à fait bien maintenant. La petite Germaine [Caune] est encore à la campagne de l’oncle Arnaud. Parce que l’air y est plus sec, elle va beaucoup mieux.

Nous avons presque tous les jours un petit spectacle fort amusant. Ce sont tes cousins qui se baignent dans le bassin. Louise [Caune], Suzanne [Caune] et Marie [Caune] nagent très bien. Elles plongent même et nagent entre deux eaux. Elles font toutes sortes d’amusement avec leur frère Henri [Caune] qui nage parfaitement.

Je te charge particulièrement ma chère Gabrielle après avoir fait mes amitiés à ta mère [Louise d’Agnel de Bourbon] et ton père [Eugène de Lubac], de faire une caresse pour moi à Mademlle Richon [Marie de Lubac] qui pense j’espère un peu à son grand-père.

Ignorant si Mad de Cadolle est encore auprès de vous autres, je lui adresse à tout hasard les compliments les plus empressés.

J’ai mis à la poste une petite brochure à l’adresse de ton père.

C’est avec le sentiment de la plus vive affection que je me redis ma chère Gabrielle ton bon grand-père.

Cte [Jean-Baptiste] d’Agnel de Bourbon1

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