Mauroue1 le 14 août 1869
Ma chère Gabrielle [de Lubac], je viens te féliciter sur tes succès à la distribution des prix qui a eu lieu aux Anglais, tu ne pouvais m’annoncer des nouvelles qui me fussent plus agréables. Tu dois être satisfaite de toi-même et t’engager à continuer l’année prochaine. Pour cela, ne néglige pas de travailler un peu pendant les vacances. Tu as aussi un autre rôle à remplir, c’est de mettre ta sœur Pauline [de Lubac] au courant des études des Anglais puisqu’elle doit t’y accompagner cette année. Tu sais que nous avons le projet d’aller vous voir en quittant Riez. Ce sera sans doute dans le courant de la semaine qui suivra celle où nous allons entrer. Nous voulons celle-ci jouir de la compagnie des Blowitz [Henri de Blowitz et Anne Amélie Arnaud]2 que nous attendons maintenant tous les jours. Je pense qu’ils nous indiquerons le jour de leur arrivée afin qu’on puisse aller les attendre à la ville. Par la lettre de Fernand, il semble qu’ils arriveront lundi 16 et alors aujourd’hui en allant à la ville on doit trouver une lettre d’eux.
Embrasse Pauline [de Lubac] et Richon [Marie de Lubac] de ma part. Dis à cette dernière que j’espère la trouver toujours bien gentille.
Nous avons de forts beaux temps pour jouir de la campagne. Aussi avant hier tout le monde excepté moi sont allés l’après midi voir les Fonvert3. Comme la voiture ne peux pas y aller, je suis resté tout seul. Mercredi prochain, ils y vont tous dîner et moi je m’amuserai à faire du patin. Je serai content de voir s’amuser les autres.
Chacun te fait ses amitiés et a été enchanté des prix que tu as obtenus.
Je te quitte pour aller diner car l’appétit ne me manque pas mais auparavant je t’embrasse de tout mon cœur en me disant ton bon grand-père.
Cte[Jean-Baptiste] d’Agnel de Bourbon[1. Lettre de Jean-Baptiste d’Agnel de Bourbon à Gabrielle de Lubac du 14 août 1869]
- Propriété de Ferdinand de Gaudemar à Riez ↩
- Voir aussi l’article sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Opper_de_Blowitz ↩
- Il y a eu trois mariages entre des Fonvert et des Raphélis-Soissan ↩